Je voulais vous parler d’une période de mon adolescence un peu farfelue.
On a tous connu ce passage tragique et difficile de notre jeunesse.
Pour les plus vieux d’entre-vous, Biactol n’existait probablement pas encore. Vous utilisiez peut être du savon de Marseille où autre Destop en bouteille, mais pour les jeunes de ma génération (1987 hein) et de maintenant, vous avez forcement connu ça.
Alors bien évidement, j’imagine qu’il n’y a pas de boutonneux de 15 ans qui lisent mon blog, où peut être un, voir deux, mais pas plus, mais je m’adresse quand même principalement à vous.
Souvenez vous …
(là on est censé remonter le temps en fait)
Mardi 11 septembre 2001. La rentrée scolaire a eu lieu il y a quelques jours, et l’hiver approche à grand pas. Vous vous réveillez le matin avec cette formidable envie d’aller au collège pour montrer votre trousse taguée au correcteur blanc tipp’ex et votre superbe stylo plume Bic.
Vous prenez votre petit déjeunez à base de Chocapic sans jus d’orange. Le bus arrive dans 5 minutes, vous êtes encore en pyjama-pantoufles et votre mère crie depuis trente minutes pour que vous vous bougez un peu les miches.
Le temps d’aller deux minutes dans la salle de bain, et là, .. c’est le drame.
L’inconvénient de tout les inconvénients. Le summum de l’effroi, l’horreur du matin, .. un comédon a poussé cette nuit, et en plein milieu de votre front.
Vous ne réalisez pas vraiment qu’il s’agit du premier d’une longue série. L’accouplement de bouton n’a pas encore commencé, vous ne vous inquiétez pas vraiment (même si ça vous fait légèrement chier). C’est pas grave, vous l’éclaterez ce soir.
Vous allez à l’école l’air de rien et la journée ce passe à peu près normalement. Le soir arrive, vous vous jetez devant la Playstation et, sans détailler la suite, vous finissez par aller dormir.
Le lendemain matin est le plus douloureux. Vous êtes devant la glace de la salle de bain, et sans regarder, on sent déjà l’horrible massacre qu’il s’y passe. Le comédon d’hier à réussi à copuler. On ne sait pas vraiment comment, mais il l’a fait le salop.
Ce n’est plus un bouton que vous avez, mais des dizaines. Et sur les joues en plus, partout même. Vous vous moquiez hier de vos camarades en les insultants de calculatrice, de gaufre, de tableau de bord, de gruyère, et vous redoutez déjà ces surnoms.
En général à cette époque de votre adolescence, vous êtes déjà un rebelle. Le garçon de tout les dangers, qui n’a peur de rien, sauf de tout. Pour ma part, je portait deux anneaux en or sur l’oreille gauche. J’allais en cours avec un cartable, un vieux pantalon en velours et un pull tricoté par ma grand mère. Je ne vous explique même pas la dégaine.
Capilairement parlant, ce n’était pas ça non plus. J’avais des cheveux plus ou moins long et gras qui pendaient sur le front. C’était dégueulasse.Je portais aussi des lunettes avec un verre qui devait faire trente centimètres d’épaisseur.
Mon année Biactol à moi était assez difficile je pense. J’étais le perturbateur de la classe, celui qui fou rien, mais qui a quand même de bonnes notes (sauf à partir de la 4ème en fait). Je bavais sur une fille qui s’appelait Natacha. C’était la blonde super cool et super jolie du collège. En fait, tout le monde bavait dessus. Ou presque.
A cette époque, j’avais déjà une passion pour l’informatique et les jeux vidéo. Un mini geek en puissance. Je trainais avec des geek de mon âge et je devais être le seul gland du collège à courir tout le temps partout dans la cour comme un con.
Il y avait un mec que j’aimais pas. Thomas si mes souvenirs sont bons. C’était le gars super cool qui était respecté par tout le monde. Quand il n’étais pas là, je l’insultait de tout les noms, quand il était là, je fermais ma gueule et je faisais ce qu’il me demandait. Comme un bon petit serviteur.
Je me souviens que je n’étais pas courageux à cette époque. J’esquivais en permanence les problèmes, et je ne m’étais quasiment jamais battu (une ou deux fois en 6ème, sans plus). Je me suis réveillé un peu plus tard. Pour mon BEP d’électrotechnique. Là j’étais un warrior.
Tout ça pour dire que .. ce passage de ma vie vient de me remonter en pleine gueule. Mes parents ne croyaient pas vraiment en moi et mes capacités. Ma mère pensait que j’allais finir agent d’entretien ou un truc similaire.
Au final, je bosse dans l’informatique depuis un peu plus de trois ans. J’ai mon appartement et là je suis entrain de monter mon auto-entreprise.
Il faudrait que les parents pensent à une chose.
Votre époque était plus où moins difficile. Les métiers n’étaient pas forcément variés et les salaires n’étaient pas non plus importants. Tout comme le pouvoir d’achat d’ailleurs.
Aujourd’hui, les jeunes de mon époque peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent. Il existe des formations dans tout les sens et des aides partout.
Quand je vois des jeunes ratons faire les petites racailles dans la rue, c’est le genre de truc qui me rend dingue. Pourquoi ? Comment ? Que font les parents ? Que deviendront-ils ?
Bref. Mon billet va dériver et vous allez penser que je suis un raciste facho-bolchevique.
Voilà, je me suis mis à nu, la grande période geek rebel Biactol de ma vie.
Et vous ? C’était comment ?
@Manoz_










6 Comments
Je me reconnais bien dans cette (ton) histoire! en décalant tout de quelques années (1991) et voilà!
Ah la la ça passe tellement vite tout ça…
PS: Dans un des derniers paragraphes tu as écrit « Mes parentes » au lieu de « parents » je pense
@Antoine : effectivement j’ai fais quelques fautes :p
Et oui ça passe tellement vite ..
Le Mardi 11 Septembre (pas 12, rapport aux attentats voyons…) Mais sinon très bon article
Mais c’est pour ça qu’on aime notre bolchég33k favoris !
Je me reconnais dans certains passages
C’est comme tout, faut se bouger, et aussi faire du sport, ça donne des idées et c’est bon pour la forme.
Pour Le Reste Amour, Humour & Rock’n'roll !
@Flo64 : exact. c’est corrigé je me suis planté. Merci
@Sirchamallow : yeah rasta faray ! =)
Pour ma part, j’ai testé pas mal de trucs avant le Biactol! Car passage chez le dermato, qui te file un truc, ca marche pas, donc essaye l’eau précieuse, ca marche pas… Le biactol te décapait la peau, rien n’y survivait, pas même les boutons!