L’irl, un bien grand mot. Pour les plus ignorants d’entre vous, irl signifie « in real life ». Traduisez « dans la vraie vie ».
Tout bon geek est déjà très au courant du virtuel.
Le virtuel, ce n’est pas seulement le fait de jouer un rôle sur le net à la manière de second life.
C’est aussi promouvoir son image, se divertir, élargir ces compétences et pourquoi pas, ce créer un réseau « d’amis virtuels ».
Depuis que je suis inscrit sur Twitter, le virtuel prend de plus en plus une énorme place dans ma vie.
Les sorties deviennent moins nombreuses, je vois un peu moins mes amis « IRL », je ne regarde plus la télévision, etc ..
Les média écrits (journaux) ou vidéo (télévision) étaient une source d’information assez importante pour moi.
Depuis que je suis inscris sur Twitter, tout cela n’a plus vraiment d’importance. A quoi bon se lever pour allumer la télé ou récupérer un journal alors que tout est disponible via mon smartphone où sur internet. Ajoutez à cela un ordinateur portable à coter du lit d’un chômeur, et il ne sortira plus de chez lui.
Tout est là. A portée de clique. Plus besoin d’aller faire à manger ou de faire les courses, je peux le « faire » via internet.
Alors après une longue, très longue période scotché sur le virtuel, comment en sortir et surtout, est-il vraiment possible d’en sortir ?
Je vois beaucoup de blogueurs en ce moment qui essaient de quitter ce monde virtuel justement. ils suppriment leurs comptes Facebook/Twitter, ils suppriment leurs flux RSS, etc ..
Mais peut on vraiment quitter le virtuel juste en faisant quelques cliques sur « déconnexion » ou « supprimer mon compte » ?
Il y a quelques jours j’ai quitté tout ça en allant à la campagne. Il n’y avait rien. Pas de télévision, pas de réseau 3G, pas internet. Les seuls divertissements étaient un jeu de carte, des pistolets à eau, une tondeuse à gazon et .. du gazon.
Étrangement, je n’ai pas vraiment ressenti le besoin de me « connecter ». Les activités ne manquaient pas et le temps passait ainsi très vite. Les soirées se passaient autour d’apéros long (parfois trop), de repas, de musique et de digestifs.
Je dois avouer que par la même occasion, je n’ai jamais aussi bien mangé que depuis que je suis seul dans mon appartement (hors resto et repas de famille).
Tout au long de cette petite semaine, internet ne m’a quasiment jamais manqué.
A mon retour, les choses sont revenues à la normale. J’ai repris mes petites habitudes en me levant par exemple le matin. Je sors du lit, j’allume l’écran du PC, je lance Google Chrome, je vais préparer le petit déjeuner et je reste connecté.
Bizarrement, malgré ces petites habitudes quotidiennes, je n’arrive plus à rester aussi longtemps qu’avant devant l’ordinateur. Je profite de mes journées pour sortir me balader et passer du temps avec mes amis proches.
Ils ne m’ont jamais vu aussi « libéré » (là j’y vais un peu fort mais c’est pas loin de ça) et pourtant, quand je rentre, la même routine reviens à chaque fois. PC, Internet, films, manger, divertissement, dodo.
Alors pour répondre à la question « peut-on vraiment quitter le virtuel après y être resté scotché pendant longtemps », je répondrais oui et non.
Oui en faisant autre chose de ces journées et en ce « forçant » (c’est malheureux, mais certains en sont là) à bouger, et non car une routine ne se change pas aussi facilement. Si votre source principale de divertissement est sur internet, vous n’en changerez pas de si tôt.
Et vous ? Qu’en pensez-vous ?
@Manoz









5 Comments
[...] This post was Twitted by noir_1337 [...]
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par L'insomnie du Geek et Black Panther, Manoz ♫♪♫. Manoz ♫♪♫ a dit: [Blog] L'irl c'est mieux que le Virtuel .. http://bit.ly/dcjOWL [...]
IRL, c’est le contraire d’IG (In Game), et non pas d’online (et online est encore moins synonyme de virtuel).
Son utilisation par les Geeks à la place du terme « offline » relevait au début d’un abus de langage auto-dérisoire. Maintenant de nombreux Geeks ne s’en souviennent plus… Dommage.
Dans le cas de l’utilisation que tu en a fait, j’aurais choisi les termes « offline » et « online » (littéralement « déconnecté » et « connecté » pour les anglophobes).
Ensuite, pour en venir au fond de l’article, j’ai envie de dire (même si c’est une évidence) qu’on est tous différents, avec des besoins et des envies qui peuvent différer, et qu’on est après tout libres d’en décider nous-même.
Personnellement, j’ai du pour accompagner mes parents lors de leurs vacances me tenir à l’écart d’Internet, pas ou très peu connecté. Je l’ai très mal vécu. J’ai en horreur de me tenir à l’écart du monde, et c’est ce que j’ai dû faire contre ma volonté. D’autant plus qu’à ce moment l’affaire des warlogs éclatait !
Bref, personnellement, je suis presque en permanence connecté, j’ai rencontré nombre d’amis online (et ils sont tout à fait réels), et je ne le vois surtout pas comme un mal. Je ne me vois pas comme étant « nolife » (d’ailleurs la réalité définie par ce mot n’existe pas, mais c’est une autre histoire), ni eux comme étant moins (ou plus) importants que ceux que j’ai rencontré offline…
Et si tu dois te forcer à entrer dans la norme qui veut que tu sorte et que tu te renie toi-même, alors c’est bien dommage. Moi j’ai tendance à me foutre de la gueule de ceux qui veulent que je rejoigne leur norme sociale. Ils se croient supérieurs parce qu’ils ne se permettent pas d’être eux-même, de penser par eux-même… S’ils savaient comme ils me font pitié, eux et leur dépendance à la normalité, eux et leur incapacité d’imaginer, de rêver, d’agir un peu plus loin que leur voisin tout aussi borné qu’eux.
Donc pour conclure, je vis très bien le fait d’être moi-même, et je te conseillerais d’en jouir plutôt que de te forcer à ne pas l’être. Be or not to be, that is the question.
Merci pour ton commentaire comme d’habitudes
Je suis aussi presque en permanence connecté. Je ne me fie généralement à aucun modèle sociale, à part le miens.
Je ne me suis jamais vraiment forcer à entrer dans une certaine norme. J’ai rencontré des personnes qui le faisait et à la limite ça m’attriste beaucoup pour eux.
Merci en tout cas pour ta façon de voir les choses, je trouve ce sujet très intéressant =)
Le virtuel n’est que le prolongement de la vraie vie.
Ces petits moments offline nous montre bien que l’Homme n’est pas une machine.